Un monastère virtuel ?
Bienvenue à tous et toutes au sein de ce monastère !

The Baptism of Christ. Mosaic. Phokis, St Luke (Hosios Lukas) Monastery, . Byzantine Art, first half of the 11th c. Présence d’une ecclésialité quelque peu libertine sur le Web, ce monastère n’a de murs que ceux de notre entêtement, ou ceux de notre aveuglement. Espace à la fois personnel et communautaire, le Monastère des Frères du Libre Esprit a l’ambition peut-être un peu prétentieuse d’offrir à tous les déçus ou martyrs des temps modernes un souffle d’air frais au sein de leur vie de foi. Un vent dont on ne sait d’où il vient si ce n’est de Dieu seul, dont on ne sait où il va si ce n’est au secours de ceux et celles qui le prient, et qui représente pour notre communauté aujourd’hui un véritable moteur d’existence. Inspiré des Frères du Libre Esprit, hérétiques si l’en est trop tôt disparus (il y a environ 6 siècles), le Monastère s’articule autour d’une intuition, et d’une certitude. Notre certitude est que Dieu, en nous envoyant son Fils, nous a donné le beau de tous les témoignages, la plus belle des preuves du salut de l’humanité. Toute restriction ou condition au salut ne pourra dès lors être qu’objection au message divin. Quant à notre intuition, elle est celle de millions d’hérétiques et de schismatiques qui, souvent au prix de leur vie, ont eu la foi et le courage nécessaire d’affronter dogmes en vigueur et discours théologiques traditionnels pour revenir à une vie de foi plus apostolique, et à une exhortation davantage biblique. Entre respect et modernismes, nous nous inclinons ici devant les Pères qui nous ont indiqué le chemin, et qui toujours ne cessent de faire entendre leurs voix. Si les Frères du temps passé s’étaient par erreur versés dans l’art du panthéisme, nous nous refusons évidemment à leur emboîter leur pas. Cependant, leur soif d’ascèse et de vie communautaire, monastique, spontanée, trouvera ici une réponse actuelle et tout aussi déplacée. Parce que le second degré, comme l’humour, fait fi de la bêtise humaine, pour consacrer à Dieu l’humour qui, aussi, nous rattache à Lui. Que le Seigneur vous guide et vous garde, Ora et labora,
Votre Prieur.