Règle - première ébauche

Publié le par Votre Prieur

Règle des Frères du Libre-Esprit

 Version 1.1

 

 A. Existence et héritage

 

 

1. Le Monastère est un double lieu, réparti entre la communion de ses moines et l’espace web consacré à leur représentation et à leurs enseignements.

2. Le Monastère ne saurait exister sans le concours de ses membres, et sans son support informatique, plate-forme d’échanges et d’enseignements ouvert à tous, sous la responsabilité du Prieur.

2. Les Frères du Libre-Esprit se réclament du mouvement hérétique du Libre-esprit, même s’il n’en assume pas toutes les erreurs notamment doctrinales.

3. Les Frères se répartissent entre différents états de vie (voir point D).

4. Le Monastère considère comme moine tout chrétien qui approfondit chaque jour sa foi en Dieu dans la prière, et son service aux plus petits par le monde. Il reconnaît toutefois un engagement particulier à ceux qui appartiennent à une Fraternité, une communauté, une congrégation ou un ordre, toutes confessions confondes.  

5. Par son existence, le Monastère du Libre-Esprit entend récuser l’affirmation selon laquelle le mouvement aurait disparu aujourd’hui. Comme de par le passé, discrétion et anonymat seront les meilleures garanties de sa clandestinité.

6. Le Monastère reconnaît comme amis dans le Seigneur, et donc comme personnages de la foi particulièrement dignes d’intérêt (liste non exhaustive) : l’Ordre Dominicain, l’ordre du Carmel, Bernard Gui, Angèle de Foligno, George Fox, Joachim de Flore, Paul l’avorton, Saint Bruno, les Béguins et béguines, les Libertins et Adamites, Vaudois et cathares, Templiers et Monophysites.

7. Le Monastère entend cultiver l’art du discours comme l’Histoire l’a démontré, au service de la relativité de la vérité et du règne de l’Esprit.

8. Le Monastère s’insurge contre toute forme d’intégrisme, de prosélytisme ou d’élitisme.

9. Le Monastère entend promouvoir la liberté de parole, de croyance et d’opinion. Il réserve une attention spéciale aux minorités religieuses, passées ou présentes, dans les limites de la loi et de la raison.

 

 

 

B. Credo

 

 

1. Nous, membres du Monastère des Frères du Libre-Esprit, croyons que :

- Dieu est un, manifesté à l’humanité en de maintes traditions et époques

- Dieu a donné son Fils, jésus le Christ, pour racheter l’humanité de son état de veille, embrumée par sa culpabilité non avouée.

- Dieu a permis par son Fils et par l’Esprit d’atteindre sa communion profonde, et par là-même, sa divinité.

- Par la crucifixion et sa résurrection, le Christ a racheté ceux qui lui confessent leurs péchés et prient pour son pardon.

- Par sa crucifixion et sa résurrection, le Christ a effacé les fautes passées, présentes et avenir de ceux qui se remettent entre ses mains, s’engageant devant lui à la responsabilité de leurs actes.

- L’homme est déjà sauvé. Il lui faut toutefois s’abandonner à Dieu pour obtenir miséricorde, et mener une vie responsable pour espérer un salut total. Si la grâce suffit, les actes témoigneront de l’amour qu’un disciple portera au monde et à ses acteurs.

- Dieu ne pense pas de manière séparée du réel, sa volonté concernant l’humanité n’est pas distincte de sa volonté universelle.

- Tout et Dieu, dans la mesure où tout provient de lui. Créateur de créatures créatrices, Dieu ne saurait être assimilé toutefois aux causes qui régissent notre monde.

- Les chrétiens se doivent de combattre pacifiquement la répression de la vie organisée par certains courants d’Eglise.

- Les chrétiens sauvés et rachetés se doivent de libérer leur corps et leur esprit, de manière à entrer en communion avec le Christ mystique.

- Les Frères ne consacreront ce qui a déjà été consacré par Dieu : ce que Dieu donne à ses fils étant déjà béni, les Frères ne béniront rien en son nom, mais demanderont l’aide de Dieu.

- Les Frères prieront pour les âmes, et non pour les biens matériels.

- Les Frères ne verseront pas dans le papianisme, l’audiennisme ou l’apotactisme, en vigueur lors de l’apparition des premiers Frères.

 

 

 

C. L’Esprit

 

 

 

 

 

- L’Esprit est déjà saint, comme Dieu est déjà saint.

- L’esprit est source de providence, de sagesse et de réconfort.

- Personnel, l’Esprit est descendu sur les disciples au Cénacle, et continue d’exercer son œuvre sur ceux qui le prient.

- L’esprit ne concède de charismes que lorsque ceux-ci sont nécessaires à l’édification.

- Comme il a présidé à la conception et au baptême de Jésus, l’Esprit est insufflé à chaque corps naissant.

- L’ère de l’Esprit reconnaît la primauté des Ecritures, comme toutes inspirées par Dieu mais faites de main d’homme.  

- Des actes posés en Esprit ne sauraient être comparés à une expiation.

 

 

 

D. Etats de vie

 

 

 

 

-         Les moines seront acceptés au sein du monastère après approbation du prieur, témoignage de leur vie de foi et sollicitation volontaire motivée.

-         Peuvent devenir moines tous les chrétiens baptisés, hommes ou femmes.

-         Le moine (terme générique) sera, selon qu’il choisit la solitude relative ou exclusive, la vie communautaire pleine ou limitée, ermite sociétal, ermite, exclusif ou oblat.

-         L’ermite sociétal se consacrera à l’approfondissement de sa vie intérieure par une oraison régulière, des retraites et une vie de silence relatif, quelque soit son statut civil.

-         L’ermite se devra, en plus des prescriptions sus-citées, de choisir un lieu de vie qui lui permette de vivre isolé du monde et de ses tentations, tout en gardant un moyen de communication avec le Prieur.

-         Le moine exclusif fréquentera selon ses inclinaisons, et avec l’approbation du Prieur, une communauté religieuse de manière régulière. Il y résidera le temps de son apostolat.

-         L’oblat choisira quant à lui de s’associer d’une manière ou d’une autre à la vie paroissiale ou religieuse locale, sans choisir d’y résider.   

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